Muse des temps modernes |
"Dream as if you'll live forever, live as if you'll die today" James Dean |
No good without you baby - The Birds
Je déteste le nombre 29. Parce que le 29 novembre, c’était une journée de merde. Parce que le 29 mars, c’était une journée de double merde. Si ce n’était pas de mon frère né un 29 janvier, je maudirais tous les 29 de chaque mois. Le 29 d’un mois X, c’est une journée de merde!!
Parce qu’il y a des fois où on a le droit d’être quétaine…
L’amour, c’est:
La vie à deux.
Vouloir pour l’autre.
Sortir.
Manger dans un mauvais restaurant et trouver ça le fun quand même.
Rencontrer des gens.
Être jaloux sans aucun raison.
Se sentir niaiseux d’être jaloux.
Bouder.
Se sentir niaiseux de bouder.
Dormir coller.
Dormir sans couverte.
Laisser l’autre avoir la couverte.
L’amour, c’est aussi vivre sans l’autre.
Savoir, sans savoir.
Encourager sans encombrer.
L’amour c’est vivre seul avec quelqu’un tout près.
C’est lire dans un parc avec l’autre qui lit plus loin.
Bref, je l’aime…
Parce que quand qu’on dort, on oublie. On oublie qui on est et avec qui on s’est endormie. Parce que quand qu’on dort, on est seul. Seul dans notre lit. Je pense à tous ceux qui cours après du vent. À tous ceux qui cours beaucoup trop longtemps. Du vent, ça s’attrape pas, mais c’est toujours là. Ça se respire; ça se sent, mais ça ne se voit pas. Seule, je pense à tous ceux qui courent pour rien. À ceux qui s’essouffle pour arriver nul part. À ceux qui voit ce que les autres ne peuvent pas voir. Je pense à la fille qui se mutile avec des sms et au gars qui change de fille avec sa télécommande. Parce que tard, le soir, on est seul dans le noir….
Travailler en équipe… Probablement un des pires cauchemars de l’étudiant contemporain.
Le travail d’équipe!
Créé pour nous apprendre à travailler avec des collègues, le travail d’équipe a pour but ultime de vous obliger à collaborer avec autrui.
Le ?%$**@ de travail d’équipe peut s’exécuter dans la joie et l’allégresse, mais, croyez-moi, c’est chose rare! (Ici, il n’est pas question des travaux réalisés entre amis.)
Le travail d’équipe est généralement composé de membres qui se balancent de leurs coéquipiers persuadés d’être meilleurs que les uns et les autres. Formée de personnalités aux antipodes, l’équipe vous permet de comprendre pourquoi les relations de travail sont appelées à demeurer dans l’enceinte du lieu de travail. L’équipe… Une belle équipe!
Malgré tout, né sous une bonne étoile, vous vous retrouvez avec un groupe de personnes ouvertes, spontanées, brillantes et pleines d’idées. Un projet naît. Le projet prend forme. Un sentiment d’appartenant se développe au sein de cette belle équipe qui vise à un avenir prospère…
Et puis, …
Un membre de plus.
Plus de vestiaire.
Plus d’artiste.
Un nouvel artiste.
Ça coûte cher!
Pas assez de commandites.
La déco? Oui, oui!
Un traiteur gratuit… Bin non!
De la musique d’ambiance gratuite… BIN NON!
Pas assez d’artistes.
Mauvaise impression d’affiches.
Une disparition… Et, pas de budget…
Ha! Bin, on aura pas d’alcool finalement.
Pas assez de billets vendus… COM de $?#&?*%&?$
Directeur technique en retard.
Beaucoup de gens en retard!
Des artistes trop tôt qui tournent en rond.
Pas de caméraman, mais on a une caméra!… “Quelqu’un sait comment ça fonctionne?”
Tant pis pour le photomaton, on a une Iris.
L’encan silencieux… Pourquoi c’est moi qui s’en occupe?
Un bon spectacle!
Une prof satisfaite.
Un artiste et une grosse toile.
Quatre filles qui attendent le “last call”.
Un gérant sympathique.
Une boîte compréhensive.
Une grève qui ne finit plus.
Un à trois exilés.
Mais bon, il paraît que Victor a dit: “Solidarité, ne laissons personne nous enlever nos rêve”
Ça ressemble à ça, l’événementiel!
“Eighty percent of success is showing up.”
Tais-toi et fais la belle, ma chère!
Ne dis pas ce que tu penses.
Garde-le pour toi.
Sois-là et accepte.
Il y a rien de plus difficile que de voir sans pouvoir agir. De savoir que ça existe; de savoir que ça existait. Oui, ça s’efface… Mais, non, ça ne s’efface pas pour tout le monde. Ceux qui agissent, l’oublient facilement. Ceux qui pardonnent, en gardent un souvenir amer. C’est se faire serrer le coeur avec des gants de vaisselle. C’est sale, froid et collant. Il n’y a aucune solution autre que le temps. Le temps, c’est des heures, des minutes et des secondes trop longues. La mémoire est une faculté qui oublie, mais qui oublie lentement.
Toujours là, trop là.
“I believe in pink. I believe that laughing is the best calorie burner. I believe in kissing, kissing a lot. I believe in being strong when everything seems to be going wrong. I believe that happy girls are the prettiest girls. I believe that tomorrow is another day and I believe in miracles.”
“A man who views the world the same at fifty as he did at twenty has wasted thirty years of his life.”
La première journée du printemps. Le premier véritable vingt-cinq degrés. Il fait beau et les outardes rentrent au pays. Une si belle journée! (N.B. Veuillez ajouter une pointe de sarcasme à cette dernière phrase.)
Oui, il faisait beau… Mais suis-je la seule à regretter l’hiver qui n’est jamais arriver? Suis-je la seule qui ne croit pas ne pas se laisser prendre par cette vague de chaleur passagère? Peut-être… Ma citation du jour sera celle d’une jeune femme interviewée pour le bulletin de nouvelles de Radio-Canada de 18h : ” Moi, je me préoccupe pas des changements température, je profite juste de la journée!”
Mais, quelle belle pensée! D’ailleurs, vous avez certainement remarqué l’hypocrisie saisonnière des habitants de Montréal. Alors qu’en hiver ça se bouscule sur les trottoirs avec l’air bête, à l’arrivée du printemps, ça se sourit à en fatiguer ses gencives.
Hé oui! L’homme n’est qu’agréable six mois par année!
Malgré la chaleur sur mon visage, le printemps n’emmène pas que du bon. Le printemps, tout passe ou tou casse. Le printemps, c’est la fin et le début. La fin d’un BAC, la fin d’une relation amoureuse, le début de nouveaux projets, le début d’une nouvelle cohabitation, un nouveau voyage, etc. Toutefois, malgré cette vague générale de changements, certains récalcitrants refusent d’aller de l’avant. L’hiver, on est bien dans nos pantoufles. L’hiver, c’est mou et doux. L’hiver, on est dans de la ouate artificielle qui nous oblige à passer incognito emballés dans de gros tricots. Oui, c’est bon du chocolat chaud avec des minis guimauves, mais une limonade fraichement pressée avec des lunettes de soleil des sandales aux pieds, c’est pas pire non plus! C’est le moment de se donner un coup de pied et de faire le ménage de notre garde-robe et de nos vies. C’est le moment pour faire des choix pour soi et de sourire pour rien. Le printemps est une zone grise qui permet la transition du pantalon au shorts et de la vie de couple merdique à celle où tout va bien. Ça se concrétise… ou ça doit partir!
Tout ça pour dire que le printemps, c’est le moment où on range son bordel de confort moelleux pour recommencer à vivre.

I was exhausted.
After paddling more than a mile around the cliffs, I saw it.
La Piscina: a pool mounted on top of a...
I’ll be twenty and you’ll be thirty-one
love will last three years and then I’ll cry baby
you kill me anyway with that stare
S.
No Direction Home, Martin Scorsese, 2005
Aujourd’hui, c’est mercredi. C’est rasoir, les mercredis. C’est un peu le no man’s land hebdomadaire. C’est rarement très hype*,...