Muse des temps modernes |
"Dream as if you'll live forever, live as if you'll die today" James Dean |
Je parle souvent (trop souvent) des jours comme ça… Des jours comme ça, comme dans la fameuse phrase : ” Il y a des jours comme ça. ” Une de ces journées où rien d’excitant ne se produit.
Une journée de yogourt nature; sans goût ni couleur.
Une journée couleur gris ardoise.
Je suis dans une semaine de monotonie extrême. Aucun oiseau qui chante quand je me lève le matin. Aucune céréale aux essences artificielles. Ce n’est ni sucré, ni salé. Ça passe. C’est tout.
Je ne supporte pas les jours comme ça. Je fais la guerre à ces journées. Je m’invente des malheurs, des joies. Je pleure pour rien; simplement, pour jouer à la fille triste. Je ris pour rien; j’ai fait une blague dans ma tête. Je monte de toutes pièces des situations malaisantes. J’ai le malaise facile m’a-t-on dit récemment, et je l’utilise à bon escient pour animer mon quotidien. Je réinvente la façon de vivre une journée banale.
Ma nouvelle méthode : je perds des trucs…
Ô que je suis douée pour perdre des trucs! Et pas seulement une paire de boucles d’oreilles. Non! Lorsque JE perds quelque chose, JE perds quelque chose d’important. Le mois d’Octobre a été gravement touché par une épidémie de perte chronique de ma part. J’ai perdu une montre, une paire de boucle d’oreilles, un sac à main, une paire de jeans (ma préférée), mon cellulaire, un travail d’école, un classeur de documents, des documents d’impôt…. Oui, je suis une vraie professionnelle de la perte d’objets!
Cette semaine était une semaine de jus pommes-raisins… (personne trippe sur le jus pommes-raisins, nous faisons tous semblant!) Je l’ai dit: je n’endure pas les journées ternes et, de plus, je suis une experte dans l’art méconnu de la perte de trucs. J’ai, donc, mis fin à cette journée sans intérêt en perdant, avec beaucoup de soin, l’objet qui contenait toute ma vie… Mon cellulaire, me dîtes-vous? Aurais-je récidivé? Mais non! Seuls les amateurs en manque d’inspiration perdent deux fois le même objets dans un si court espace-temps. Non, moi, MOI (on parle bien de moi!), j’ai utilisé toutes mes capacités pour perdre mon porte-monnaie et ne jamais me souvenir de l’endroit où je l’aurais perdu.
Par chance, il ne contenait qu’une carte opus expirée, une carte de crédit désactivée, une carte débit clonée, une carte étudiante de l’UdeM (je vais à l’UQAM) et un bon nombre de cartes de points…. Bien fait pour la ?@#&$ de personne qui l’a retrouvé et qui ne me le rapportera pas.
Je me console en citant Victor Hugo : “ La vie n’est qu’une longue perte de tout ce qu’on aime.”