Muse des temps modernes |
"Dream as if you'll live forever, live as if you'll die today" James Dean |
C’est en me rendant pour la énième fois au restaurant avec mon amie ET son amoureux que je me suis faite à l’idée que j’étais victime de la malédiction de la troisième roue. Malédiction?! D’accord, j’y vais un peu fort. N’empêche que c’est vrai. Peu importe mes amis, j’ai l’étrange habitude d’être la troisième d’un groupe composé d’une amie/ami et de son chum/blonde/fréquentation/booty text ou autre. J’assume dorénavant parfaitement ma fonction de troisième roue. Ce n’est pas une situation que je qualifierais de désagréable, mais plutôt d’intéressante. Alors que je vis en direct les hauts et les bas d’une vieille relation de couple ou même d’une relation en devenir, j’ai le droit, en tant que troisième roue, d’utiliser la scène de façon psychanalytique.
Toutes les situations ont leur importance. On passe par les premiers gloussements puis par les premières disputes. On explore le monde de la jalousie et celui du flirt défendu. Vraiment, être la troisième roue est définitivement la meilleure école des relations interpersonnelles. En fait, c’est comme être au premier rang de la réussite ou de l’échec d’une relation amoureuse. Étant donné notre position relativement objective vis-à-vis la situation entre les deux parties du couple, nous obtenons une mise en garde sur le comment du pourquoi agir ou ne pas agir de telle ou telle façon…
Si l’on considère que cette dernière phrase était pleine de sens, je commence peu à peu à accepter ma position de troisième roue. Je suis présente. J’ai du plaisir. Je suis celle qui fait chier (c’est une image…) la blonde des gars et celle qui exaspère le chum des filles. J’ai le meilleur des deux monde: un cours 101 gratuit sur les relations de couples et une vie “amoureuse” (avec de très gros guillemets) comblée.
Je suis une troisième roue, vous pouvez maintenant me juger.